Errances à petits pas sur les routes perdues du Soudan, des Comores, du Yémen et d’Iran.
Rencontres furtives, attentes passives d’émotions miniatures qui viennent attiser la mémoire du voyageur.
On ne sait plus trop où l’on est, les lieux se mêlent et déroutent notre regard.
Quelqu’un passe, on le frôle doucement pour lui demander notre chemin. Il esquisse une direction, on le remercie et on continue le voyage. Mais on se demande alors pour quelle raison on lui a demandé notre route. Et on comprend que c’est moins par peur d’être égaré que pour le plaisir de parler à un inconnu.